30 janvier 2006

Encore quelques instants à Libreville...

La moto ne me sert plus qu’à me déplacer en ville, la dernière étape est toujours une transition de quelques jours entre la piste défoncée et le retour à la table à dessin.  Pendant ces quelques jours, je me suis occupé à essayer de remonter ce festival de BD africaine qui avait si bien marché ici, il y a quelques années… De ministres en conseillers divers, j’ai croisé des tas de gens que mon idée  a l’air de séduire. Me voilà donc chargé de trouver quelques collègues d’Afrique et d’Europe , prêts à venir ici l’hiver prochain. Comme j’ai aussi commencé ma petite enquête sur la grande forêt, j’ai rencontré plein de jeunes et fougueux Indiana Jones modernes qui partent régulièrement dans les tréfonds de la grande forêt pour faire des tas de recensements divers. Combien de millions d’hectares les forestiers chinois ont-ils transformés en désert ? Combien de grands singes sont-ils partis en stop  dans une autre forêt plus calme et lointaine ? Combien de convois de braconniers soudanais sont-il venu faire leur marché dans le secteur ? Saucisses en trompe d’éléphant, cure dents en ivoire, on doit trouver de tout à pas cher sur les marchés soudanais , les biftons doivent bien circuler pour pouvoir après s’acheter quelques lance-roquettes histoire d’aller guerroyer au Darfour.  On a donc décidé de combiner festival BD et dessins sur la grande forêt…Il faut donc que je trouve quelques collègues qui après un petit séjour à  l’hôtel  seront partant pour une expédition équatoriale au pays des grands arbres dont on a pas encore fait des prospectus de merde pour Conforama ou du contreplaqué pour Castorama. J’avais pensé à Margerin et  Christian Debarre qui en tant que motards acharnés et sévèrement burnés n’hésiteront sans doute pas à saisir la machette pour partir affronter les crocodiles, mais c’est pas totalement sûr que ça les branche vraiment…

gorille_en_stop

J’ai aussi participé à une émission de radio pour parler du futur festival. Dans le studio, la clim était en panne, alors je me suis foutu torse à poils ; ça a beaucoup plu au représentant de la nation pygmée qui a fait pareil. Il était là pour parler de la culture de la grande forêt et on est devenus potes. Il m’a promis de m’envoyer de la poudre magique et je suis chaleureusement invité au village quand  je reviendrai l’année prochaine.
Demain, je commence mes bagages…

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Posté par ptiluc à 10:49 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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