15 janvier 2006

mon ami le facho...

 

Il a plu toute la nuit…Mamfe est devenue comme une île entourée de pistes boueuses…

Hier soir un brave gars de Marseille un peu looké comme Cantona s’est un peu intéressé à mon triste sort . Le lendemain quand il m’a vu tenter de quitter l’hôtel pour aller, comme il me l’avait lui-même conseillé la veille, me faire mettre sous perfu à l’hosto, il m’a proposé d’embarquer la bécane sur un de ses deux quat’quats au moins pour sortir de la zone des bourbiers. Difficile de refuser pareille aubaine.

Christophe est donc un brave gars qui plante des pylônes dans les montagnes du Cameroun.

En BD il connaît Astérix et en musique Johnny, le nouveau belge. Il connaît plein de blagues mais rien que celle avec des pédés dont d’ailleurs, m’a t’il précisé de source sure, le parti socialiste en est truffé, ainsi que de juifs, il en sait des choses Christophe .

Il m’a appris aussi que les ONG étaient toutes financées de façon trouble et que la seule bonne ONG c’était l’armée Française.

Christophe est fils de militaire.

 Quand les militaires participent à une campagne de sensibilisation santé dans la brousse, ils ne distribuent pas de jolie plaquettes en couleurs avec des Bisounours qui expliquent comment traiter l’eau ou mettre une capote…D’abord, ils donnent un cours théorique et puis ils demandent de répéter, et à ceux qui n’y arrivent pas, ils distribuent des torgnoles .

Y paraît qu’y a pas meilleure méthode.

Christophe, ainsi que sa femme Camerounaise, aiment Jean Marie qui est plus burné que Laurent Fabius.

Quarante kilomètres avant Dshang, le Mitsubishi qui transportait la bécane est tombé en panne . J’ai dû reprendre le guidon à la tombée de la nuit, heureusement la piste était sèche mais l’arrivée à l’Hôtel Marie Louise ne fût pas des plus glorieuses.

Christophe a tout de suite demandé à l’hôtel qu’on me trouve un infirmier pour me mettre sous perf’ la nuit et tout le lendemain puis il m’a donné son adresse a Douala pour que je m’installe chez lui dès mon arrivée.

Je suis arrivé à Douala et je me suis installé dans un hôtel à cent mètres de chez Christophe.

Demain, dimanche, jour de repos j’essayerai quand même d’aller le saluer, trouvant un prétexte fallacieux pour ne pas m’éterniser…Sans lui je serais peut être encore en train de crever à Mamfe ; il ne faut pas que j’oublie ça, en écoutant ses conneries devant un bon sauciflard d’arrière pays précieusement ramené lors d’une dernière visite à la famille.

 

Posté par ptiluc à 11:51 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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