06 décembre 2005

A l'auberge de Sévaré

Le lendemain, ça ne faisait plus que quinze bornes pour arriver à Mopti, la Venise du Mali, mais quand même vachement moins classe que l’originale. Je me suis trouvé un hôtel tenu par un motard français un peu surfeur blond avé une poinTe d’accent. Il doit être bien mentionné dans le guide du routard vu le quota de babas français qu’on croise ici. J’avais pensé à la pose luxe ; il y a ici un hôtel style chicos qui aurait pu s’y prêter. Je suis resté planté devant un certain temps à écouter le genre de clientèle qui descendait ici. Finalement, je serai mieux chez les bab’s… J’ai filé un peu de thune à  Boubakar, mon passager, pour qu’il puisse continuer en bus jusqu’ à Bamako, sinon il serait toujours là à prier pour moi . Il avait peut être un peu trop vite pris l’habitude  de me suivre à l’hôtel, au resto ou partout ailleurs…il commençait même à m’appeler « patron », ultime preuve que c’était bien un abruti et qu’il serait beaucoup mieux dans son bus que dans ma piaule. A Mopti, si on veut éviter les plans touristes, balades en pirogue ou visite des villages typiques, il vaut mieux rester bosser planqué. J’en ai assez pris plein la vue ces derniers jours, j’opte pour une glandouille de base avant la dernière bordée vers le Burkina Faso.

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Posté par ptiluc à 17:06 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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