23 novembre 2005

Ouargla, un peu plus loin...

Nefta c’est l’oasis suivante. Elle a l’avantage d’être plus proche de la frontière et moins envahie de touristes. A l’entrée, il y a l’hôtel conseillé par mon bouquin fermé et en ruines depuis plus de dix ans ; C’est con les vieux guides, déjà que les récents se démodent très vite alors, un de quatre vingt sept, évidemment, ça ne peut être que d’une fiabilité un peu branlante ! Ici, il n’y a pas cette enfilade d’Holidays Inns et de Palm Beachs avec vue sur le Chott el Jerid, la grande plaine qui a du être un lac du temps de la guerre du feu.

Il y a bien deux gigantesques hôtels modernes qu’on croirait presque abandonnés ; dans les halls d’entrée on y croise le même genre de bedonnants spécimens rougeauds en shorts kakis que dans les lodges kenyans…j’le sens pas , je me rabats sur la vieille ville.

Le choix y est très limité : à part chez Habib, y’a rien d’autre ! La literie est suffisamment peu engageante pour me faire sortir le duvet mais au moins, ici, y’a pas de cafards comme hier à Gafsa. On a rangé la bécane dans le bistrot d’en face qui ouvre demain à six heures, ça tombe bien, il faut que je décolle tôt pour affronter les douanes algériennes.

 

Tu parles d’un affrontement…arrivé dès l’aube a la frontière, je découvre que mon guide n’est pas là et que je ne peux faire aucune formalité sans sa présence.

Maintenant en Algérie, il sont tellement tatillons avec les règlements de circulation que même aller pisser, on a pas le droit de le faire sans guide …ça commence pas terrible.

Je finis par apprendre par, sans doute, un autre guide que je ne reverrai pas, que mon mien à moi a eu un contretemps et qu’il n’arrivera qu’en fin de journée . Entre bosser à mes scénarios, faire quelques caricatures et même bouffer le couscous avec le chef de brigade, je tue le temps comme je peux. J’ai même rempli des fiches de police pour un pépé qui ne savait pas lire, j’aurais pu aussi louer des stylos mais mon guide a fini par arriver et m’expliquer un tas de choses que j’ignorais encore totalement. D’abord, le parcours que je voulais faire est devenu interdit à la circulation , c’est con parce que c’est sur ce trajet-là que mon guide nigérien doit me récupérer et je ne sais pas comment le joindre.

Deux seuls trajets sont autorisés ; celui que j’ai emprunté il y a cinq ans et que je n’ai pas trop envie de refaire avec un guide imposé dont je ne suis pas sûr d’arriver à me faire un pote et celui par le Mali, qui me tentait bien au début mais on m’avait dit à Montpellier qu’il était interdit et c’est même pour ça que j’ai pris un guide nigérien !

Ce guide nigérien n’a de plus aucune raison d’aller au Mali et en plus je l’ai déjà payé pour me balader au Niger, mon guide algérien a signé à la police un engagement officiel pour m’emmener par un parcours précis qui n’a pas l’air très réalisable et là je commence à en avoir un peu plein le cul de ne pas trop pouvoir prévoir sur quel parcours je vais aller cramer mes pneus , mais n’est-ce pas ça, après tout qu’on appelle l’aventure ?

Deux jours plus tard me voilà   cinq cents bornes plus au sud, le principal , c'est de progresser un peu chaque jour et dece point de vue-là, finalement la mobilité revient mais pas trop de nouvelles précises de Ghaliou...

Ouargla...toujours pas d'images, mais ,putain, ça avance quand même !!

 

 

Posté par ptiluc à 14:58 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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