20 novembre 2005

  J’ai quitté beaucoup trop vite ceux qui m’avaient si bien accueilli dès mon arrivée, mais j’ai rencard à la douane six cent bornes plus bas, alors me voilà parti. J’ai tracé inexorablement à travers les plateaux montagneux un peu tristus avec les labours d’hiver déjà terminés. Un mec s’est arrêté près de moi à l’occasion d’une petite pause ; il m’a offert une bière et on a causé de Sarkozy. Il y a cinq ans, on me parlait de Zidane et de la coupe du monde, maintenant c’est Sarko et la fin du monde…Les temps changent mais ce nouveau sujet, bien que plutôt sordide est plus inspirant que le ballon rond. On a trinqué aux lendemains meilleurs que nous ne verrions jamais et chacun a repris sa direction. Je suis arrivé à Gafsa avec la nuit…Quatre cents bornes en une aprème, à ce rythme-là je serai à Ouaga dans une semaine…Heureusement, la suite du parcours risque d’être légèrement plus compliquée . A Tozeur, je fais rien que m’arrêter parce qu’il y a un cybercafé où on peut brancher les ports USB…je vais continuer pour m’éloigner un peu de cette magnifique Oasis devenue haut lieu du tourisme de masse…Les hôtels ont poussé partout plus moches les un que les autres avec leurs dizaines de quads garés devant …Il paraît que ça a foutu par terre toute la fragile économie de l’Oasis qui se meurt de ne plus avoir assez de flotte ; c’est que ça en consomme de l’eau un touriste au bord d’une piscine en plein désert !

Posté par ptiluc à 15:24 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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